Former les moins qualifiés. Les constats ambivalents du PIC
26 février 2026
n° 246, 2026-1
Lancé en 2018 et doté d’un budget de 15 milliards d’euros, le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) comportait deux objectifs majeurs : renforcer la montée en compétences des publics en difficulté d’insertion sociale et professionnelle ; transformer l’écosystème de la formation professionnelle dans le but de répondre aux besoins des entreprises. Un aspect structurant du PIC visait à privilégier l’accès des publics peu qualifiés à des formations qualifiantes grâce à des actions préparatoires, parfois déployées localement sans véritable stratégie. Le PIC a en outre popularisé la notion de parcours « sans couture » afin de garantir une continuité des trajectoires individuelles. Qu’en est-il réellement de l’effectivité du PIC ? C’est le sens de ce dossier d’Éducation permanente : revenir sur la philosophie générale et sur l’analyse des multiples dispositifs partageant cette ambition de construire une continuité d’accompagnement, depuis le repérage des demandeurs d’emploi jusqu’à leur qualification attendue.